Radio Dreyeckland Libre

News émission “Ok Fred”

Voici les résultats des Victoires du Reggae 2021 :

ARTISTE MASCULIN INTERNATIONAL DE L’ANNÉE
1. Protoje
2. Ziggy Marley
3. Buju Banton
4. Anthony B

ARTISTE FÉMININE INTERNATIONALE DE L’ANNÉE
1. Koffee
2. Sara Lugo
3. Soom T
4. Flavia Coelho

GROUPE INTERNATIONAL DE L’ANNÉE
1. Groundation
2. The Wailers
3. Toots & The Maytals
4. Soja

SINGLE INTERNATIONAL DE L’ANNÉE
1. Listen To The Waves – Alborosie
2. Fix It – Clinton Fearon
3. Underdog Remix – Alycia Keys Feat. Protoje & Chronixx
4. Lockdown – Koffee

ARTISTE AFRICAIN DE L’ANNÉE
1. Tiken Jah Fakoly
2. Takana Zion
3. Burna Boy
4. General Tchefary

RÉVÉLATION DE L’ANNÉE
1. Jahnaton
2. Baltimores
3. The Strugglers
4. Jamesty

ARTISTE DUB / DIGITAL DE L’ANNÉE
1. Manudigital
2. Obf
3. Zion Train
4. Taiwan Mc

COUP DE COEUR DUB / DIGITAL DE L’ANNÉE
1. Afrikan Dub
2. Dub Traveller
3. Wicked & Bonnie
4. Art-X

SOUND / DJ DE L’ANNÉE
1. Irie Ites
2. Supa Mana
3. Artikal Sound
4. Shaman Sound

COUP DE CŒUR DU PUBLIC DE L’ANNÉE
1. I Woks
2. Fatbabs
3. Kubix
4. Scars

SINGLE FRANÇAIS DE L’ANNÉE
1. Marre – Danakil
2. Lucky Day – Naaman
3. Turning – Jahneration
4. Clarks aux pieds – Pierpoljak feat. Daddy Mory

GROUPE FRANÇAIS DE L’ANNÉE
1. Dub Inc
2. Danakil
3. Jahneration
4. Ryon

ARTISTE FRANÇAISE OU DUO FÉMININ FRANÇAIS DE L’ANNÉE
1. LMK
2. Sista Jahan
3. Mystically
4. Majesty

ARTISTE MASCULIN FRANÇAIS DE L’ANNÉE
1. Naâman
2. Biga Ranx
3. Yaniss Odua
4. Marcus Gad
5. Pierpoljak

Retrouvez en image l’artiste masculin et féminin de l’année

Retour en Jamaïque dans les mémorables seventies :

Hommage à Bunny Wailer né Neville O’Riley Livingston le 10 avril 1947 à Nine Miles et décédé le 2 mars 2021 à Kingston à l’âge de 73 ans. Il fait la connaissance de Bob Marley en 1952 lorsque leurs deux familles s’installent à Kingston dans le quartier de Trenchtown. Chez le chanteur Joe Higgs, qui initie à la musique les jeunes du quartier, ils rencontrent Peter Tosh. En 1963, ils forment The Juveniles avant d’adopter le nom The Wailers et se font connaître du public jamaïcain en 1964 avec un premier hit : Simmer Down. Bunny Wailer participe à l’enregistrement des albums Catch A Fire et Burnin’ en 1973. Alors que les Wailers connaissent un début de succès au niveau international, il s’efforce de suivre les préceptes du mouvement rasta et refuse de suivre la formation lors des tournées à l’étranger. Il quitte les Wailers en 1974, bientôt suivi par Peter Tosh, qui se lance lui aussi dans une carrière solo. Son premier album solo, Blackheart Man, paraît en 1976. Le chanteur attend 1986 pour entreprendre sa première tournée internationale. Ses disques se vendent moins que ceux de Tosh et Marley, ce qui fait de lui le musicien le plus sous-estimé du trio. Néanmoins, ses albums Time Will Tell : A Tribute To Bob Marley et Hall Of Fame : Tribute To Bob Marley’s 50th Anniversary reçoivent un Grammy, respectivement en 1990 et 1995. On se souviendra de son concert d’anthologie au Summer Vibration Reggae Festival le 23 juillet 2015.
https://youtu.be/RyCkoUz6yWM

Hommage à U Roy né Ewart Beckford le 21 septembre 1942 à Jonestown et décédé le 18 février 2021 à Kingston à l’âge de 78 ans, également connu sous les noms de The Originator ou Daddy U Roy. En 1961, avec King Tubby qui expérimente le dub dans son sound system et devient extraordinairement populaire, U Roy connaît la célébrité. En 1969, il enregistre Dynamic Fashion Way pour Keith Hudson. Puis John Holt, chanteur des Paragons, totalement impressionné par l’une de ses prestations live, lui proposa d’enregistrer Wear You To The Ball et suggéra fortement à son producteur Duke Reid de lui faire signer un contrat exclusif avec sa maison de disques Treasure Isle. Wake The Town (reprise de Girl, I’ve Got A Date d’Alton Ellis) et Rule The Nation (reprise de Love Is Not A Gamble des Techniques) occuperont les trois premières places des palmarès jamaïcains pendant plus de huit semaines consécutives. Ce nouveau son fit sensation et supplanta carrément le style vocal, au point où il devint impératif pour les chanteurs d’enregistrer des duos avec les DJ pour se démarquer et certains chanteurs changeront résolument de camp. À la même époque, U-Roy décida d’investir dans son propre sound system, le sound Stur Gav d’après les abréviations de son nom et de celui de ses fils (ST pour Stewart, UR pour U-Roy et GAV pour Gavin). Sans vouloir se mettre en valeur, U-Roy comptait sur ses valeureux et créatifs DJ pour improviser des heures durant sur les rythmiques, ne prenant le microphone qu’occasionnellement. En décembre 2019, il a été couronné Roi du Dancehall par Shabba Ranks à New-York.

Humble et affable, il a toujours géré sa carrière et sa vie de manière discrète, il a toujours habité la même maison, dans le même quartier de Jonestown à Kingston, et a partagé sa vie entre la Jamaïque, le Royaume-Uni et le reste du monde, où il a fait de nombreuses tournées. Le gouvernement jamaïcain lui a remis l’Ordre de la Distinction en 2007, pour son immense contribution à la culture musicale en 58 ans de carrière : en plus du reggae dont il a changé la face, le domaine du hip-hop lui doit aussi une fière chandelle. Le Festival Bêtes de Scène à Mulhouse l’accueillait le 13 juillet 2009.

Hommage à Tonton David décédé le 16 février 2021 à l’âge de 53 ans. Premier chanteur de reggae français à avoir réussi à atteindre les sommets du Top 50 tout en conservant l’intégrité d’un style de musique conscient et engagé. En 1990, la mixtape Rapattitude qui va poser les bases de la musique urbaine à la française rassemble NTM, Assassin, Dee Nasty, mais également les artistes issus de la culture reggae : Saï Saï, Daddy Yod et bien sûr Tonton David qui y pose Peuples du monde. Le morceau devient très rapidement un hit et son clip, réalisé par Mathieu Kassovitz, rencontre un énorme succès au point d’être parodié plus tard par les Inconnus.

Cette expérience réussie débouche sur la réalisation du premier album de Tonton David, Le Blues des racailles, qui sort en 1991. Il fait découvrir au public français les sonorités du raggamuffin et propage des messages forts, de ceux qu’on entend encore peu dans les médias. Les titres CV, Le blues des racailles, Pretoria, A qui la faute, Cash deviennent les hymnes des enfants des cités. En 1992, son album Allez leur dire avec les hits Ma number one et Sûr et certain est un nouveau succès populaire. En 1993, il participe à la BO du film Un indien dans la ville qui obtiendra une Victoire de la musique, avec le titre Chacun sa route suivi de son troisième album Récidiviste. Les concerts s’enchaînent : Fête des Kafs à Saint-Denis de la Réunion, Printemps de Bourges, Reggae Sunsplash en Jamaïque…
Après avoir produit et participé à la compilation Sans limite en 1998 sur laquelle il enregistre un duo avec Princess Erika et un autre avec les Neg’Marrons, l’artiste publie l’opus Viens en 1999 qui ne rencontre pas le même succès. Le label Virgin décide alors de publier un Best Of en 2002, idée qui ne plaît pas trop à l’artiste même s’il accepte d’y poser un titre original. David quitte la banlieue parisienne pour s’installer au calme à la campagne.

Hommage à Albert Griffiths,  né le 1er janvier 1946 à St Elizabeth et décédé le 15 décembre 2020 à Kingston. Il se retrouve à 14 ans dans le ghetto de Trenchtown, où il apprend la maçonnerie. Son ami Leonard Dillon des Ethiopians, l’encourage en 1966 à enregistrer un single You Are The Girl sous le pseudo Al & The Ethiopians sur la face B de leur tube Train To Skaville. En 1967, avec David Weber et Errol Grandison il forme le trio vocal The Gladiators. En 1969, Clement Coxsone Dodd sort leurs hits : Hello Carol, Bongo Red et Roots Natty. En 1970, David Webber est remplacé par Clinton Fearon. En 1976, le producteur Tony Robinson les introduit chez Virgin pour la sortie de l’album Trenchtown Mix Up. Les labels Nighthawks puis Heartbeat s’occupent des sorties suivantes des Gladiators qui enchaîneront durant 30 ans les tournées mondiales. En 2005, sur l’album Father & Sons, Albert partage le micro avec son fils Al Griffiths et prend sa retraite, affaibli par la maladie de Parkinson. Son concert à la Foire aux Vins en 2005 fut un moment magique avec de nombreux classiques et des reprises de Bob.

Hommage au chanteur Frederick Nathaniel Hibbert dit “Toots” disparu à l’âge de 77 ans. Né le 8 décembre 1942 à May Pen en Jamaique, dernier d’une famille de sept enfants, il a grandi en chantant du gospel dans la chorale d’une église baptiste. Il s’installe à Kingston au début des années 1960, y rencontre Raleigh Gordon et Jerry Matthias avec lesquels il forme le trio vocal “The Maytals”. Ils enregistrent avec des producteurs tels que Coxsone Dodd, Prince Buster, Byron Lee et Leslie Kong. En 1966, Frederick “Toots” Hibbert est emprisonné dix-huit mois pour détention de marijuana. Il fera de son matricule “54-46” un tube dès sa sortie de prison. Son tube de 1969 “Pressure Drop” figurera dans la bande originale du film “The Harder They Come” en 1972. En 1973,  Chris Blackwell produit “Funky Kingston”  pour Island/Mango Records et en 1980, un disque live, enregistré, mixé, pressé dans la nuit et vendu le lendemain dans les magasins à Londres. En 1982, Frederick Hibbert se sépare de Jerry et Raleigh. En 2004, “True Love”, album de duos avec Ben Harper, Shaggy, Eric Clapton, Keith Richards, remporte le Grammy du meilleur album de reggae. En 2011, Toots apparait dans le documentaire “Reggae Got Soul : The Story Of Toots and The Maytals”. En mai 2013, il doit annuler sa tournée, atteint à la tête par une bouteille lancée pendant un concert au River Rock Festival de Richmond. Son agresseur William C Lewis est condamné à 6 mois de prison malgré une lettre de Toots au juge dans laquelle il précise : “Ma propre peine et souffrance serait accrue de savoir que ce jeune homme pourrait connaître le même sort que moi”. En août 2020, Toots est admis en soins intensifs à l’hôpital, plongé dans un coma artificiel à la suite de complications respiratoires et une suspicion de Covid 19, il meurt le 11 septembre 2020 alors qu’il venait juste de sortir un album “Got To Be Tough” produit par Zak Starkey (fils de Ringo Starr) sur lequel figurent Ringo Starr, Ziggy Marley et Cyril Neville. “Je suis très fier de ce que j’ai fait et de l’amour que j’ai donné”, avait-il déclaré cet été au journal Rolling Stone. “Mais cela devient de plus en plus difficile de donner aux gens l’amour dont ils ont besoin et ils en ont besoin plus que jamais.”

Hommage au légendaire producteur Bobby Digital Dixon, patron du label Digital-B qui fit les grandes heures du reggae des années 90 décédé à l’âge de 59 ans.

Restez curieux et consultez au coin du couvre feu notre sélection de vidéos et de livres  :

https://www.lalsace.fr/culture-loisirs/2020/04/17/le-disque-du-jour-spirit-revolution-une-evasion-jamaicaine

Notre interview de Mike du groupe Sinsemilia en rubrique Podcast

On connaissait la plume de Mike D’Inca dans les chansons de Sinsemilia, mais on ne le savait pas écrivain. Le compère de Riké au sein de la formation grenobloise a sorti un livre le 26 avril 2019, le même jour que le nouvel album du groupe : A l’échelle d’une vie.

Loin d’être une biographie Souvenirs d’un Sinsemilia est plus une succession d’anecdotes, parfois drôles, parfois moins ; une histoire de potes passionnés qui dure depuis bientôt trente ans et qui semble loin d’être terminée quand on lit ces aventures contées avec tant d’émotion. Mike nous plonge dans l’intimité du groupe et nous invite à s’asseoir au fond du tour bus avec lui pour évoquer ses souvenirs les plus marquants. Ce livre dévoile aussi la clé de la longévité d’un groupe qui cultive l’esprit de famille !

ERIC DOUMERC & JAMES DANINO : DANCEHALL EXPLOSION

La musique “dancehall” apparait vers la fin des années 1970 en Jamaïque et semble établir une coupure nette avec la tradition du “reggae roots” développée par des artistes comme Bob Marley, Peter Tosh, Burning Spear ou Culture. De nouveaux artistes occupent le devant de la scène et un nouveau son émerge grâce à des musiciens comme les Roots Radics ou Sly Dunbar et Robbie Shakespeare. Les DJ commencent à prendre une place très importante dans la musique jamaïcaine, ainsi que les “sound systems”, véritables sonos ambulantes qui ont déjà contribué énormément à façonner le son du reggae pendant les années 1970. Des DJ comme Yellowman, Lone Ranger, Papa Michigan et General Smiley, deviennent extrêmement populaires et supplantent même certains chanteurs dans le coeur des amateurs de reggae. Après une première vague “dancehall” entre 1979 et 1985, la révolution numérique fait déferler une seconde vague, avec de nouvelles méthodes de production et des artistes comme Shabba Ranks, Ninjaman ou Tiger. Cet ouvrage propose au lecteur curieux ou à l’amateur de reggae un voyage dans le dancehall des années 1980 à travers une série de portraits de DJ et singjays de cette époque, portraits qui tentent d’aller au-delà d’une opposition convenue entre “culture” et “slackness”, qui semble avoir dominé la perception de cette musique en Europe. Populaire, provocatrice et toujours dynamique, la musique “dancehall” des années 1980 représente une étape importante dans le développement de la musique de la Jamaïque, et cet ouvrage en fait percevoir la complexité et l’humanité. Idéal pour se faire bronzer les neurones !

ISBN : 9782378482459

Editions Camion Blanc

294 pages

Prix : 30 €

ALEXANDRE GRONDEAU : BOB MARLEY UN HEROS UNIVERSEL

Bob Marley est une icône connue de tous, une star internationale entrée dans l’imaginaire collectif, dans la pop culture et les discothèques familiales du monde entier. Sa carrière est immense, son héritage artistique essentiel et sa place dans l’histoire de la musique aux côtés des plus grands : Mozart, Miles Davis, les Beatles, Michael Jackson. Robert Nesta Marley est un géant. L’unique artiste dont le nom seul dépasse le style musical auquel il appartient.

Parmi les biographies du chanteur, celle-ci apporte un nouveau point de vue à l’histoire du natif de Saint Ann allant au-delà de la carrière de l’artiste, de sa naissance, de sa mort, de ses amitiés et ses amours, de sa musique et ses tournées mondiales. Pour inscrire le Tuff Gong dans son siècle, dans son humanité, dans l’histoire, qui lui a donné un rôle si particulier à jouer et la capacité de traverser les époques sans prendre de rides. Les chansons de Bob Marley sont désormais éternelles. Elles appartiennent au patrimoine culturel de l’humanité au même titre que les discours du Mahatma Gandhi et de Martin Luther King, les combats de Nelson Mandela et de Che Guevara, la résistance des Black Panthers et du Roi des Rois Haïlé Sélassié, les dribbles géniaux de Zidane et de Maradona, les uppercuts dévastateurs de Mohamed Ali et Marcel Cerdan, les conquêtes innombrables de Don Juan et de Casanova…

Bob Marley est un héros universel, un musicien dont les paroles ont redonné confiance aux damnés de la terre, mais dont l’héritage apparaît aujourd’hui en partie dévoyé. Ce livre, sans concession, pose pour la première fois les bases d’une réflexion critique sur l’homme, l’artiste, l’entourage, la carrière et l’héritage de la première superstar musicale issue du tiers monde, illustré par les photos d’Adrian Boot.

ISBN : 9782953883480

Editions La lune sur le toit

260 pages

Prix : 20 €

ALEXANDRE GRONDEAU : GENERATION H/ICI ET MAINTENANT

Las de sa vie en France et des galères à répétition, Sacha s’envole pour le Canada et entame un voyage qui le mène jusqu’en Jamaïque en passant par les Etats-Unis et Cuba. Sur sa route, il croise des fêtards invétérés et des fumeurs de cannabis qui incarnent les attentes et les espoirs déçus d’une génération.

Ici et Maintenant est le quatrième volet de la saga littéraire culte Génération H démarrée en 2013, un road trip autour du monde rendant hommage à tous les fumeurs d’élites, amateurs de plaisirs interdits et de fêtes inoubliables.

Maître de Conférences à l’Université d’Aix-Marseille, écrivain globe-trotter, Alexandre Grondeau est passionné par les mouvements underground et la contre-culture. Depuis plus de 15 ans, il est critique musical, spécialiste des musiques jamaïcaines et producteur de musique.

ISBN : 9782953883473

Editions La lune sur le toit

260 pages

Prix : 20 €

THIBAULT EHRENGARDT : KING TUBBY THE DUB MASTER

1989-2019 : pour les 30 ans de la disparition de l’inventeur et grand maître du dub, cette bio illustrée de nombreuses photos rares et pour la plupart inédites, retrace le parcours exceptionnel de cet homme qui a révolutionné la musique pop sans mettre un pied hors de Jamaïque. Précurseur des musiques électroniques, il a redéfini la musique depuis son petit bungalow perdu au fond du ghetto de Waterhouse. Revenir sur sa vie ne fut pas chose aisée. Personne ne souhaite que l’on parle de Tubby aujourd’hui. Cela a-t-il un rapport avec son meurtre brutal, survenu en 1989, devant chez lui ? Une plongée dans le quartier de Waterhouse, à la recherche des traces d’un mythe intimement lié à l’épopée fantastique des sound systems.

ISBN 9791094341087

Dread Editions

192 pages

Prix : 22 €

THIBAULT EHRENGARDT : LES GANGS DE JAMAIQUE

La Jamaïque : 1500 meurtres par an, 270 gangs en activité, le quatrième pays le plus meurtrier au monde. Deux ans après la chute du plus gros parrain de l’île, l’auteur s’est rendu sur place pour dresser l’état des lieux d’une violence orchestrée depuis toujours par les politiciens. Il a obtenu l’autorisation rarissime de suivre les policiers lors de leurs patrouilles et a passé plusieurs semaines avec les criminels, dans les ghettos de la capitale. Enquête journalistique indépendante sur les dessous d’une criminalité rampante qui étouffe toute une nation. Epuisé depuis plus d’un an, ce livre ressort pour les 10 ans de Dread Editions (2009-2019) avec un cahier de photos couleur et en version augmentée.

ISBN 9782953398243

Dread Editions

120 pages

Prix : 17,50 €

ERIC DOUMERC : NATTY DREAD TAKING OVER

Le trio vocal Culture fut formé en 1976 par Joseph Hill, Albert Walker et Roy Sylvester Dayes, et leur premier album, Two Sevens Clash, est aujourd’hui considéré comme l’un des plus importants albums de reggae. Entre 1976 et 2006, année du décès de Joseph Hill, le groupe Culture se produisit sur les scènes du monde entier, et contribua énormément à la popularité du reggae aux États-Unis, en Afrique, et en Europe. La figure charismatique de Joseph Hill ainsi que les harmonies vocales de ses deux amis rendirent les apparitions scéniques du groupe très populaires, mais le rythme effréné des concerts finit par avoir raison de Joseph Hill, qui décéda en août 2006, lors d’une tournée européenne. Cet ouvrage propose une présentation historique, puis une analyse thématique de l’oeuvre de Culture qui replace cette dernière dans son contexte social et culturel. Il se compose de trois parties. La première partie présente la tradition orale jamaïquaine qui sous-tend l’oeuvre de Culture dans ses aspects profanes et sacrés. La deuxième partie se veut plus historique et retrace la longue trajectoire du groupe. La dernière partie adopte une approche thématique et tente d’élucider certains textes importants.

ISBN 9782378480806

Editions Camion Blanc

146 pages

Prix 28 €

THIBAULT EHRENGARDT : JAMAICAN STREET ART

Plus de 160 clichés inédits et une reliure haut de gamme pour faire le tour des magnifiques fresques murales de Jamaïque. Depuis les ruelles des quartiers défavorisés où il a vu le jour jusqu’aux devantures des épiceries de quartier en passant par les murs réhabilités de Fleet Street, le street art jamaïcain est la voix unique d’une expression en pleine révolution artistique. Cet ouvrage est le premier jamais consacré au “street art” jamaïcain entièrement en couleur. Plusieurs street artistes y racontent comment est née leur passion et comment cet art se développe et survit au coeur de la Jamaïque.

ISBN : 9791094341063

Dread Editions / Jamaica Insula

156 pages

Prix : 25 €

ALEXANDRE GRONDEAU : REGGAE AMBASSADORS 100 % REGGAE FRANCAIS

Le reggae français n’a jamais été aussi populaire. Il remplit des Zéniths à travers tout le pays. Les festivals qui lui sont dédiés ne désemplissent pas. On n’a jamais autant recensé de groupes, de sound systems, de sites internet, de blogs, d’émissions de radios locales, de fanzines, d’activistes, mais il reste curieusement absent de la presse et des chaînes de télévision nationales. Des premiers pas de Pablo Master et Daddy Yod dans les squats parisiens du début des années 1980, au Bercy rempli par Admiral T en 2017, en passant par les hits de Tonton David et de Princess Erika, le reggae français n’a cessé de rayonner. Il a fêté le succès sans conteste des Raggasonic, de Nuttea ou de Pierpoljak. Il a connu les tournées des Zéniths triomphales de Dub Inc et de Danakil. Il a aimé l’engagement de Sinsémilia, l’originalité de Biga Ranx, les messages conscients de Yaniss Odua, Straika D et Saël.

Pour écrire le livre et réaliser le film documentaire offert avec, il a fallu mobiliser deux réalisateurs, deux auteurs et six photographes. C’est Alexandre Grondeau (maitre de conférences à l’université Aix-Marseille, écrivain, auteur du best-seller Génération H et fondateur du site d’information de référence Reggae.fr) qui a lancé et piloté l’aventure, fort de son activisme musical débuté en 1998 et de centaines d’archives vidéo, d’interviews, de chroniques et de photos réalisées avec ses coauteurs pour différents médias.

ISBN : 9782953883460

Editions La Lune Sur Le Toit

200 pages

Prix : 28 €

BILL HOWELL & HELENE LEE : PINNACLE LE PARADIS PERDU DES RASTAS

Le Pinnacle (1940-1957) fut le creuset du mouvement rasta, le lieu où s’élabora la philosophie et le mode de vie qui allaient inspirer le reggae. Véritable état dans l’état jamaïcain colonial, où plusieurs milliers de descendants d’esclaves africains réapprirent la fierté et l’autosuffisance sous la bannière rouge, jaune et verte de Ras Tafari.

Bill ‘Blade’ Howell fils de Leonard Percival Howell, le fondateur du Pinnacle, est né et a grandi aux côtés de cet homme extraordinaire qui avait parcouru le monde et côtoyé les penseurs noirs de Harlem. Témoin des bons et des mauvais jours, Bill Howell trace un portrait saisissant de son père et d’une communauté où l’on « reconstruisait à la fois l’individu et la société ». Un monde sans argent, sans police, sans armée, sans impôts, et sans autre loi que le respect de l’autre et l’entraide ; un monde de femmes fortes, de libres-penseurs, d’artisans et de musiciens créatifs… jusqu’à ce que les autorités coloniales décident de mettre fin à un phénomène qui menaçait leur suprématie. Le village fut incendié et la communauté dispersée, mais trop tard : le message rasta s’était propagé à toute la Jamaïque et deviendra, grâce au reggae, un phénomène mondial. « Le Pinnacle est la preuve que lorsqu’on laisse les gens tranquilles, sans se mêler de leur vie, ils se gouvernent très bien par eux-mêmes. »

Cet ouvrage de plus de 200 pages agrémenté de photos, d’archives rares et d’annexes détaillées est incontestablement le livre à lire pour comprendre les origines de Rasta.

Hélène Lee journaliste, écrivain et documentariste est l’auteur de la biographie de L.P. Howell, Le Premier Rasta (Flammarion 1999), et du film au titre éponyme (Kidam, 2011),

Elle a également traduit le livre de Colin Grant Le Nègre au chapeau, une biographie passionnante de Marcus Garvey (Afromundi 2012). On lui doit aussi Voir Trench Town et mourir, les années Bob Marley (Flammarion 2004).

ISBN : 9782919215126

Editions Afromundi

210 pages

Prix : 16 €

VINCENT JEGU : REGGATTA DE BLANC LE REGGAE HORS JAMAIQUE

Ce livre se propose de traiter l’appropriation de la musique jamaïcaine par des artistes qui partagent cette volonté commune de les explorer et de donner à entendre les musiques hybrides issues de cette rencontre.

L’amateur éclairé, devant l’extrême éclectisme des titres choisis, peut de prime abord ressentir une légère impression d’égarement. Que partagent des morceaux comme « Ob-La-Di, Ob-La-Da » des Beatles, « African Reggae » de Nina Hagen ou « Twist & Crawl » de Death In Vegas ? À l’origine, un vent de liberté a soufflé sur une île des Antilles et emporté avec lui au-delà des Caraïbes des sonorités ska pour venir dissiper le smog anglais. Dans les quartiers populaires de Londres, le beat jamaïcain se mêle naturellement aux sonorités punk. Les Clash, Ruts ou Slits trouvent dans le reggae un nouveau terrain de jeu. De la même façon, le dub de King Tubby gagne les musiques électroniques dès les années 90. Le trip-hop voit ainsi le jour avec une multitude de groupes tels que Massive Attack ou Portishead. Reggatta de blanc, du nom du deuxième album de Police, donne à entendre d’une autre oreille le message métissé d’une bouteille jetée à la mer.

ISBN : 9782360548057

Editions Le Mot Et Le Reste

234 pages

Prix : 20 €

Bonne lecture et écoute

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