COMÉDIE DE COLMAR – COUP DE THÉÂTRE

QUARTETT

Christine et Francis nous présentaient ce matin QUARTETT de Heiner Müller, mis en scène par Jacques Vincey

GRANDE SALLE DURÉE 1H15

  • MA 16.04. 19H
  • ME 11.04. 20H

Résumé :

Échec et mat

Deux siècles après Choderlos de Laclos et ses Liaisons dangereuses, Heiner Müller ressuscitait dans Quartett la comtesse de Merteuil et le vicomte de Valmont pour un ultime et impitoyable combat. Jacques Vincey met en scène cette pièce vertigineuse avec deux acteur·rice·s intenses : Hélène Alexandridis et Stanislas Nordey.

Couple mythique, monstrueux d’intelligence et de cruauté, Merteuil et Valmont, vieillissant·e·s, rejouent dans ce texte écrit en 1980 leur propre relation passionnelle et les intrigues érotiques qui ont conduit aux sacrifices de la jeune Cécile Volanges et de la présidente de Tourvel dans Les Liaisons dangereuses. Enfilant le masque de ses victimes, dans un incessant jeu de rôles et de massacre, le duo devient quatuor. L’histoire recommence, soufflant sur les braises du désir, mais plus féroce encore. Chez Heiner Müller, les rapports amoureux et sexuels sont dépouillés des oripeaux de la morale et de la psychologie. La préciosité des échanges épistolaires ciselés par Laclos est condensée dans la langue lapidaire et crue, coupante comme un scalpel, du dramaturge allemand. Sur scène, deux grands fauves du théâtre, Hélène Alexandridis et Stanislas Nordey, se livrent à cette joute brillante et maléfique. Comme un spectre qui s’immisce dans cette lutte à mort, le guitariste Alexandre Meyer troue de ponctuations musicales magnétiques la langue compacte de Müller. Une oeuvre dérangeante autant que jubilatoire !

Terairofeu

Christine et Francis nous présentaient ce matin TERAIROFEU de Marguerite Bordat et Pierre Meunier

GRANDE SALLE DURÉE 55 minutes

  • ME 10.04. 15H
  • JE 11.04. 19H

Résumé :

Feu de joie

Comment continuer à s’émerveiller dans un monde en proie au désastre écologique, qui étouffe sous les déchets et le bruit ? À la résignation, Marguerite Bordat et Pierre Meunier opposent l’imagination et la curiosité, avec cette partition autour des quatre éléments qui réveille les sens et redonne à la nature toute sa poésie.

Sur une planète transformée en décharge, envahie de morceaux de plastique, de bouts de ferraille, de piles de cartons, un garçon et une fille semblent perdu·e·s, livré·e·s à eux-mêmes. Mais c’est sans compter sur leur inventivité joueuse et cette mémoire ancienne de l’humanité qui jaillit soudain, les entraînant dans une quête des sensations oubliées. L’eau, l’air, la terre, le feu. Au plus près des éléments et de la matière, les deux enfants imaginent des dispositifs étonnants qui chatouillent les oreilles, caressent la peau, éblouissent les yeux, font frétiller les narines. Il n’y a pas d’eau ? Qu’importe ! Avec une bâche qui traînait là, il et elle créent un océan déchaîné. Le vent ne se lève plus ? Alors c’est le souffle du public qui fera tourner les ailes du moulin ! Entre installation plastique et rituel imaginaire, les deux artistes de La Belle Meunière proposent un remède joyeux à la morosité. Le merveilleux n’est-il pas partout, quand on sait bien regarder ?

ANAÏS NIN AU MIROIR

Christine et Francis nous présentaient ce matin ANAÏS NIN AU MIROIR. texte Agnès Desarthe, librement adapté de L’Intemporalité perdue et autres nouvelles d’Anaïs Nin. Mise en scène Élise Vigier

GRANDE SALLE DURÉE 2H

  • JE 04.04. 19H
  • VE 05.04. 20H

Résumé :

Vivre libre !

Des comédien·ne·s répètent un cabaret autour de la figure d’Anaïs Nin. À force de la convoquer, celle-ci finit par surgir, fantomatique, et par hanter leurs mots. À la tête d’une belle troupe d’interprètes, Élise Vigier rend hommage à l’écrivaine franco-américaine et propose une plongée impressionniste à la croisée de son oeuvre et de son existence.

Nous sommes dans un théâtre, ou peut-être est-ce une loge. Une troupe répète des scènes extraites des nouvelles fantastiques d’Anaïs Nin, cette écrivaine qui fut l’une des femmes de lettres les plus libres, les plus singulières, les plus anticonformistes du XXe siècle. Dans ce nouveau Cabaret du Néant, tout est possible. Grâce au travail d’improvisation des acteur·rice·s, la pièce, en forme de mise en abyme, entrelace théâtre, cinéma, cabaret et numéros d’illusionnisme pour rendre compte de la dimension kaléidoscopique de cette artiste à bien des égards insaisissable. On chante, on danse et on se métamorphose. Les figures surgissent du passé et les désirs, aussitôt conçus, sont exaucés. Dans cette mise en scène onirique, presque surnaturelle, tout est prétexte à parler d’art. Pour redonner vie à cet esprit libertin et libertaire, Agnès Desarthe manie une langue sensuelle dont la poésie est inscrite à même la peau. Une invitation à se laisser glisser au fil de l’eau, à défier la pesanteur et à ressentir avec cette troupe d’artistes la puissante énergie de la créativité et de l’appétit de vivre.

Track et Blues Bar Belushi

Christine et Francis nous présentaient ce matin deux spectacles, Track (spectacle tout public dès 3ans), et Blues Bar Belushi, la dernière création de Paul Schirk.


ME 27.03. à 15H Grande salle
Résumé : À toute vapeur !
Départ imminent pour une odyssée miniature extraordinaire ! Sur un circuit géant de petits trains, un chef de gare et d’orchestre utilise sa voix comme une boîte à rythme, embarquée par la magie de la technologie dans les wagons qui se mettent en mouvement. Et c’est parti pour un voyage sonore et poétique, piloté par un personnage lunaire qui n’a pas renoncé à ses rêves d’enfant !

Laurent Duprat, alias L.O.S., est beatboxer : il crée avec sa voix un univers audio matérialisé par des boucles sonores. Dans sa cabane-atelier, il s’invente un monde plein de sons, de mouvements et d’histoires. Il trace des pistes, monte des circuits où tournent des petits trains à moteur, qui roulent à l’infini dans une hypnotique chorégraphie ferroviaire. Avec sa bouche et sa voix, il leur fabrique des voyages, ouvre des espaces sonores où règnent le cliquetis du démarrage de la locomotive, le chuintement des wagons dans les virages et le tchou-tchou évidemment ! L.O.S. évolue au milieu de ce chemin de fer au plus près des spectateur·rice·s, tel un géant délicat qui veille sur son monde minuscule. Le voici à la fois chef de gare et passager, aiguilleur et aventurier. Signalisations, passages à niveau, ponts et barrières deviennent les métronomes de sa partition. Une symphonie pour trains électriques conçue pour les petit·e·s… qui émerveillera immanquablement aussi les grand·e·s !

PETITE SALLE
ME 27.03 à 19H
Résumé : Bienvenue au Blues Bar Belushi !
Un bar souterrain qui vous accueille pour partager la vie et l’oeuvre d’un des artistes américains les plus fous du XXème siècle. Célèbre Blues Brother mais aussi co-créateur du Saturday Night Live, John Belushi reste pour beaucoup comme étant une figure majeure des seventies. Mêlant musique live, extraits de sketchs, moments de vie intimes et pensées artistiques, Blues Bar Belushi vous propose de traverser de manière festive la vie d’un histrion haut en couleur.

ILLUSIONS PERDUES

Christine et Francis nous présentaient ce matin “ILLUSIONS PERDUES”, l’adaptation de Pauline Bayle, d’après Honoré de Balzac.

RÉSUMÉ

Grandeur et décadence
Dans son roman monumental, Balzac retrace le parcours initiatique d’un jeune poète ambitieux, Lucien de Rubempré qui, après avoir rencontré le succès comme journaliste à Paris, tombe dans la misère et la compromission. La metteuse en scène Pauline Bayle en fait un spectacle limpide et flamboyant, porté par des artistes incandescent·e·s.

Dans la jungle d’un Paris très proche du nôtre, les destins se font et se défont. Course à la gloire, à l’amour, à l’argent… Cinq jeunes interprètes à l’énergie insolente brisent les frontières des genres et des générations pour incarner une vingtaine de personnages. Des êtres pétris de contradictions, qui nous montrent les dérives d’une société où la grandeur d’âme et la profondeur des sentiments capitulent face à la nécessité de parvenir. Pauline Bayle concentre son adaptation sur la seconde partie du roman : l’ascension fulgurante et la terrible chute de Lucien de Rubempré. Pour figurer le vertige du petit poète provincial découvrant la capitale, le dispositif scénique se transforme au gré de ses impressions, jusqu’à faire du plateau quadrifrontal un ring où tous les coups sont permis, où la mise à mort sociale devient un spectacle. L’arène cruelle de La Comédie humaine, que Pauline Bayle ancre avec force dans le réel et le présent.

Représentations à la Comédie de Colmar :

Jeudi 21 mars 2024 à 19h00
Vendredi 22 mars 2024 20h00

Hors-Piste

Christine recevait ce matin Matthieu Cruciani pour nous présenter “Hors-Piste”, le seul sur scène de Martin Fourcade, quintuple champion olympique de biathlon. La mise en scène a été réalisée par Matthieu Cruciani lui-même.

RÉSUMÉ

Tout l’or du monde
Un géant. Une légende. Martin Fourcade est le sportif des superlatifs. S’il a rangé les skis de compétition désormais, le biathlète n’en reste pas moins un homme de défi : c’est sur scène qu’il a choisi de raconter son parcours de champion, des podiums aux coulisses. En toute sincérité.

Vingt-quatre pulsations par minute, au repos. Pour un humain, ça n’existe pas. Sauf pour Martin Fourcade. Onze fois champion du monde en individuel, cinq fois médaillé d’or aux Jeux Olympiques. Un palmarès hors du commun. En 2020, il met fin à son incroyable carrière. En plein confinement, privé de public pour sa dernière course. Martin Fourcade décide alors de monter sur scène pour remédier à ces adieux manqués. Dans Hors-Piste, il revient sur les moments les plus forts de sa vie de sportif, comme cette première médaille d’argent à Vancouver, en 2010, qui a brisé le rêve de son frère, promis au podium. Il évoque la beauté de son sport, qui en mélange deux, le ski pour le physique, le tir pour le mental. L’apogée des Jeux de PyeongChang et l’année noire qui a suivi. La résilience. La notoriété. Il s’interroge sur l’accord possible entre l’ambition du sportif et l’éthique de l’homme. Accompagné à l’écriture par le documentariste Sébastien Deurdilly et à la mise en scène par Matthieu Cruciani, Martin Fourcade tourne la page de sa carrière avec panache et générosité !

Représentations à la Comédie de Colmar : SPECTACLE COMPLET

Jeudi 14 mars à 19h00
Vendredi 15 mars 2024 20h00

LES FANTASTICKS

Christine et Francis recevaient Sandrine Abello, directrice artistique de l’Opéra Studio, pour nous présenter la comédie musicale mondialement connue, cette fois mis en scène par la talentueuse Myriam Marzouki

RÉSUMÉ

Try to Remember

Un conseil à tous les parents : interdisez à vos enfants ce que vous voulez qu’ils et elles fassent ; vous serez alors certain·e·s qu’ils et elles le feront ! Cette méthode originale d’éducation est expérimentée avec succès par les personnages de cette comédie musicale qui détient le record de longévité à New York. Elle est ici interprétée avec gourmandise par les jeunes artistes de l’Opéra Studio.

Quarante-deux ans à l’affiche du même théâtre new-yorkais ! Librement inspirée d’une pièce d’Edmond Rostand, The Fantasticks est une oeuvre phare de l’Off-Broadway, avec ses titres à succès comme Try to Remember, devenu un standard du répertoire américain. Pour favoriser l’union de leurs enfants, Mme Hucklebee et M. Bellomy inventent une fausse dispute, dressent un mur entre leurs deux maisons et leur interdisent toute communication. Le résultat ne se fait pas attendre et l’amour, qui a tout l’air d’être interdit, est immédiatement au rendez-vous entre les deux jeunes gens. Une histoire rocambolesque, à mi-chemin entre Roméo et Juliette et Così fan tutte, qui nous invite à retrouver nos vingt ans et leur romantique soif d’absolu. Mis en scène par Myriam Marzouki, le spectacle, cocasse et touchant, est interprété en version française par de jeunes chanteur·euse·s à l’énergie généreuse et vivifiante.

Représentations à la Comédie de Colmar :

  • Dimanche 18 février à 15h00
    Mardi 20 février à 19h00

CHŒUR DES AMANTS

Christine et Francis présentaient ce matin le spectacle écrit et mis en scène par Tiago Rodrigues, Choeur des amants.

RÉSUMÉ

Hymne à l’Amour

Une femme et un homme parlent d’une même voix, racontent la mort qui rôde autour de leur amour, la course contre la montre pour survivre et continuer leur route ensemble. Portée par deux comédien·ne·s au sommet de leur art, la première pièce de Tiago Rodrigues, recréée quinze ans après, s’est enrichie du temps qui passe. Un pur moment de grâce.
Soudain le manque d’oxygène. L’étouffement. La peur panique que tout s’arrête. Que devient l’amour quand la vie ne tient plus qu’à un fil ? En reprenant sa première pièce, créée à Lisbonne en 2007, le nouveau directeur du Festival d’Avignon y ajoute l’épaisseur des années écoulées, l’écho des événements du monde survenus depuis. Parce que le texte est une véritable partition musicale, vibrante et poétique, la mise en scène relève de l’orchestration, maîtrisée à la perfection. En s’intéressant aux petits riens du quotidien, aux bonheurs fugaces, aux tracas sans importance, Tiago Rodrigues sublime chaque instant de l’existence de ce couple fusionnel et transforme le banal en exceptionnel. Avec inventivité, humour et tant de délicatesse, il dit, par la voix de deux acteur·rice·s en symbiose, son inébranlable foi en l’amour. Autour d’une table et deux chaises, dans l’immense simplicité des chefs-d’oeuvre.

Représentations :

THÉÂTRE MUNICIPAL

  • VE 16.02.
    20H
  • SA 17.02.
    18H

PHÈDRE

Christine et Francis recevaient ce matin Matthieu Cruciani, pour nous présenter PHÈDRE, qu’il a mis en scène.

RÉSUMÉ

Désir mortel

Dévorée de passion pour Hippolyte, le fils de son époux Thésée, Phèdre ne peut rien contre la fatalité. Sondant l’inconscient de la plus profonde des œuvres de Racine, Matthieu Cruciani en explore les arcanes et les ombres, pour révéler une héroïne pleinement humaine et charnelle, ravagée par les contradictions du désir.

Dans un palais noyé de soleil, ouvert sur la mer, Phèdre est enfermée. Un lieu somptueux et en péril, hanté par le passé et les trophées de Thésée. Un lieu d’errance et d’insomnie, en pleine décadence. C’est le décor que Matthieu Cruciani et le scénographe Nicolas Marie ont rêvé pour cette rencontre avec l’une des figures les plus troublantes du théâtre classique. Phèdre, emportée par sa passion, écrasée de culpabilité, fait tournoyer autour d’elle la complexité des émotions et leurs paradoxes : se taire pour rester libre, condamner en souhaitant venir en aide, éprouver son impuissance, désirer malgré soi. Mettre en scène Phèdre aujourd’hui, c’est aussi parler des femmes, nombreuses autour de l’héroïne à entrer en résistance et cherchant toutes une place dans un monde d’hommes. Pour incarner cette galerie d’êtres extrêmes, prêts à en découdre avec leur destin, une troupe pleine d’insolence et de jeunesse embrasse à pleine bouche les alexandrins raciniens, portés par la musique baroque et sensible de Carla Pallone.

Représentations :

JE 25.01. 19H
VE 26.01. 20H
SA 27.01. 18H
MA 30.01. 19H
ME 31.01. 20H
JE 01.02. 19H
VE 02.02. 20H

Rêver Molière

Christine et Francis recevaient ce matin Youssouf Abi-ayad, metteur en scène de ce spectacle qui repart en tournée avec la Filature Nomade en janvier 2024.
Youssouf nous parle également de lui et de son actualité, dont sa nomination aux Césars 2024.

Infos pratiques
HORS LES MURS
du 16 au 27 janvier en tournée Filature Nomade dans les communes du Haut-Rhin
réservations auprès de chaque structure partenaire
OTTMARSHEIM ma. 16 janv. 19h – Salle des fêtes
réservations : 03 89 26 07 69 ou mediatheque@ottmarsheim.fr
WITTELSHEIM me. 17 janv. 20h – Salle Grassegert
réservations : 03 89 57 79 20 ou caroline.schumm@mairie-wittelsheim.fr
STAFFELFELDEN sa. 20 janv. 20h – Salle La Galerie / La Margelle
réservations : 03 89 55 64 20
LUTTERBACH je. 25 janv. 20h – Gymnase de l’École René Cassin
réservations : 03 89 50 71 46 ou biblio@mairie-lutterbach.fr
PFASTATT sa. 27 janv. 20h – Foyer Saint Maurice
réservations : 03 89 62 54 54 ou culture@la-bobine.org
1h25 · dès 14 ans

LA CHANSON [REBOOT]

Christine et Francis nous présentaient ce matin le spectacle écrit et mis en scène par Tiphaine Raffier.

RÉSUMÉ
Tout ce qui brille…
Bienvenue à Val d’Europe, petite cité de Seine-et-Marne montée de toutes pièces dans les années 2000 à côté de Disneyland Paris ! C’est dans ce décor en carton-pâte, où la musique et les lumières ne s’éteignent jamais, que Barbara, Jessica et Pauline grandissent et rêvent de devenir des stars de la chanson. Mais quand l’une d’elles s’émancipe du trio, c’est la crise…

Une ville factice, où des habitant·e·s ont été placé·e·s comme des figurines dans une maquette. Voilà le personnage principal de cette fable tendre et cruelle, brillante réflexion sur notre société du paraître. Dans cet environnement simulacre, trois amies s’entraînent avec un enthousiasme un peu naïf à reproduire la chorégraphie de SOS du groupe ABBA pour remporter le concours du meilleur sosie. Jusqu’au jour où l’une d’elles ressent la nécessité d’écrire ses propres chansons. Tout se dérègle alors entre ces trois jeunes filles en quête d’elles-mêmes, laissant apparaître les failles de leurs existences. Tiphaine Raffier donne une seconde vie à sa toute première mise en scène, qui lui avait valu d’être remarquée en 2012, en particulier pour sa narration ciselée et la finesse de son regard. Accompagnée d’une nouvelle distribution, elle conserve ce bel équilibre entre légèreté et réflexion sociétale. Et nous offre une histoire dont la simplicité va droit au cœur.

REPRÉSENTATIONS
THÉÂTRE MUNICIPAL

JE 21.12. 19H

VE 22.12. 20H

 

 

NOS PAYSAGES MINEURS

Christine et Francis nous présentaient ce matin NOS PAYSAGES MINEURS, écrit et mis en scène par Marc Lainé.

RÉSUMÉ
Train d’enfer
Une histoire d’amour résumée en une heure de trajet en train. Le temps d’un voyage, au rythme des tunnels et du violoncelle, Marc Lainé retrace la trajectoire d’un couple, deux êtres que leurs milieux sociaux opposent. Grâce à un fascinant dispositif vidéo, théâtre et cinéma se croisent en direct.

1969. Paul est parisien, prof de philosophie et écrivain. Liliane est vendeuse, née à Saint-Quentin. Il et elle se rencontrent dans le compartiment d’un train. Pendant six ans, jusqu’au milieu des années 70, on les suit à intervalles réguliers, toujours à la même place dans le wagon qui a vu naître leur amour. Autant d’étapes d’une relation qui évolue tandis que Mai-68 infuse dans les esprits, sans que cessent pour autant les ravages de la domination patriarcale et sociale. Avec finesse et pertinence, Marc Lainé fait émerger les mécanismes de cette domination. Poursuivant ses recherches à la croisée du théâtre et du cinéma, il imagine un dispositif vidéo qui, à l’aide de trois caméras mobiles, filme en direct et alternativement le huis clos du wagon où se trouvent les comédien·ne·s et le parcours d’un train électrique à travers une maquette hyperréaliste. La B.O. de ce film qui se tourne sous nos yeux est interprétée par le violoncelliste Vincent Ségal, en écho aux paysages lumineux ou mélancoliques des campagnes traversées, témoins immuables de nos existences.

REPRÉSENTATIONS
THÉÂTRE MUNICIPAL
ME 13.12.20H – JE 14.12.19H

Le journal d’Hélène Berr – Opéra

Christine et Francis nous présentaient ce matin cette création mondiale scènique, écrite et composée autour du “Journal d’Hélène Berr”.

RÉSUMÉ
Remède à l’amnésie
Témoignage bouleversant et lumineux d’une jeune violoniste dont l’existence fut anéantie dans les camps de la mort en 1945, le Journal d’Hélène Berr devient opéra grâce au compositeur Bernard Foccroulle. Mise en scène par Matthieu Cruciani, cette création mondiale donne voix à celle qui écrivait « pour que les autres sachent ».

Resté secret jusqu’en 2002, le journal tenu par Hélène Berr entre avril 1942 et mars 1944, avant sa déportation à Auschwitz, est exceptionnel par sa qualité littéraire et la lucidité de son récit. D’une écriture éblouissante, la jeune femme de 21 ans y raconte son quotidien à Paris, ses études, sa passion pour la musique, ses amours. Mais aussi l’ombre qui devient cauchemar, l’étoile jaune et les persécutions. Le miracle, alors, est que l’horreur ne parvient pas à altérer la beauté de cette plume et de l’âme qui la guide. C’est cette résistance de l’esprit contre la haine que Matthieu Cruciani traduit dans une mise en scène tout en délicatesse, qui laisse la part belle à l’oeuvre musicale. Dans la chambre d’Hélène, là où tout s’écrit, la partition de Bernard Foccroulle est interprétée par le Quatuor Béla et la pianiste Jeanne Bleuse. La mezzo-soprano Adèle Charvet incarne une héroïne pleine de force et de sensibilité, dont le courage nous empoigne le coeur. « Une voix et une présence qui nous accompagneront toute notre vie », écrit Patrick Modiano, dans sa préface au Journal.

Grande salle : DI 03.12 à 15H / ME 06.12 à 20H / VE 08.12 à 20H

L’HORIZON DES ÉVÉNEMENTS

Christine et Francis nous présentaient ce matin le spectacle écrit et mis en scène par Frédéric Sonntag, L’HORIZON DES ÉVÉNEMENTS.

RÉSUMÉ
Archéologie du futur
Dans les années 70, les parents de Nathan Jeffrey, économistes réputé·e·s, travaillaient sur un projet majeur consacré aux dangers d’une croissance économique sans limite, puis abandonnent. Pourquoi cette démission soudaine ? Trente ans plus tard, Nathan mène l’enquête dans les méandres politiques de cette époque. Un thriller haletant incarné magnifiquement par dix interprètes, où se croisent musique live et vidéo !

Grande salle : JE 05.10.19H VE 06.10.20H

L’HEURE LYRIQUE
CARTE BLANCHE À L’OPÉRA STUDIO

Christine et Francis recevaient ce matin Sandrine Abello, Directrice musicale de l’Opéra Studio, de l’Opéra National du Rhin.
C’était l’occasion pour Sandrine de nous présenter la première Heure Lyrique qui aura lieu dans la grande salle le samedi 23 septembre à 18h00, et de nous reparler de l’essence même de cet Opéra Studio si cher à notre Radio.

Présentation de la saison 2023-2024

Pour ce premier numéro de Coup de théâtre, Christine recevait Matthieu Cruciani pour nous révéler les orientations et les choix de la programmation de cette nouvelle saison qui s’annonce une nouvelle fois très riche.

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