COMÉDIE DE COLMAR – COUP DE THÉÂTRE SAISON 2025 / 2026

 

24 PLACE BEAUMARCHAIS

d’Adèle Gascuel avec la complicité de Brahim Koutari
mise en scène Catherine Hargreaves en collaboration avec Adèle Gascuel

Christine et Francis nous présentent aujourd’hui « 24 place Beaumarchais ».

 

RÉSUMÉ

Pas facile de s’imaginer un avenir quand on grandit dans un territoire apparemment oublié de la République. Et puis survient l’improbable rencontre avec le théâtre, qui va tout bouleverser. Dans ce seul en scène, Brahim Koutari partage le récit de sa vie et nous parle d’amour, de foi, d’entraide et de fierté.

Il rêvait d’être footballeur, suit une formation d’électricien. Brahim Koutari a grandi dans le quartier de la Butte à Échirolles, la ZUP de Grenoble. Depuis tout petit, il aime jouer, interpréter, caricaturer. Si l’opportunité de faire du théâtre se présente tardivement, elle va dès lors lui indiquer la voie. Le jeune homme entreprend un parcours loin de tout académisme, depuis sa rencontre déterminante avec Ariane Mnouchkine jusqu’à L’École de la Comédie de Saint-Étienne, en passant par le Jamel Comedy Club. Depuis, il a joué sous les dorures de l’Odéon et tourné au cinéma avec Benjamin Biolay et Camille Cottin. Ce parcours extraordinaire, il brûlait de le raconter sur scène, pour créer de l’espoir. Mais dans un spectacle qui lui ressemble à tout prix. L’autrice Adèle Gascuel l’a bien compris, en conjuguant la langue du quartier et son oralité avec l’amour du comédien pour le stand-up. Shakespeare et Molière y rencontrent le rap et la langue marocaine, celle de la famille restée au pays. En portant cette parole puissante sur les planches, Brahim Koutari nous invite tout simplement chez lui.

REPRÉSENTATIONS

  • ME 08.04. 20H
  • JE 09.04. 19H

WOYZECK OU LA VOCATION

texte et mise en scène Tünde Deak

Christine et Francis nous présentent le spectacle de Tünde Deak, avec à la création musicale l’artiste alsacienne bien connue Léopoldine HH.

RÉSUMÉ

En 2001, Tünde Deak assiste à une représentation de Woyzeck mise en scène par le Hongrois Árpád Schilling. Son envie de faire du théâtre s’impose à cet instant. Sous la forme d’un polar théâtral, l’autrice et metteuse en scène mêle les fragments du texte de Büchner et ses propres souvenirs de spectatrice, pour comprendre ce qui se joue à la naissance d’une vocation.

Au fond d’un étang, flotte le corps mort de Woyzeck, noyé après qu’il a assassiné par jalousie sa compagne Marie. C’est la fin du texte de Georg Büchner et le point de départ du spectacle de Tünde Deak. Comme l’énigme initiale qu’elle cherche à élucider en reconstituant les différentes étapes du drame, y mêlant sa propre mémoire sous forme de haltes autobiographiques. Sur scène, quatre comédien·nes enquêtent et entraînent le public dans les profondeurs de cet étang matriciel, à la recherche d’indices qui permettront peut-être de dévoiler la pièce de Büchner autrement. La musique, composée par Léopoldine HH, s’inspire des mélodies traditionnelles hongroises, allemandes et yiddish. Une façon pour Tünde Deak de traverser les ponts qui relient ses origines et de partager une réflexion intime et politique sur ce qu’est la rencontre avec une œuvre, lorsqu’elle devient une rencontre avec soi-même.

REPRÉSENTATIONS

  • MA 31.03. 19H
  • ME 01.04. 20H
  • JE 02.04. 19H

HURLEVENT

d’après le roman et la vie d’Emily Brontë
mise en scène Maëlle Dequiedt

THÉÂTRE MUSICAL

Christine et Francis nous présentent « HURLEVENT »

RÉSUMÉ

Roman noir et scandaleux, sur fond de landes sauvages du Yorkshire, Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë plonge dans les tréfonds de la nature humaine. Maëlle Dequiedt explore très librement ce monument de la littérature anglaise, dans un spectacle impressionniste et musical.

En complicité avec la compositrice et performeuse Nadia Ratsimandresy, la metteuse en scène libère toute la puissance de ce texte tempétueux, d’une force tellurique, brute, immorale. Devenu mythique, Les Hauts de Hurlevent reste l’unique roman d’une écrivaine morte à trente ans. Maëlle Dequiedt, artiste associée à la Comédie de Colmar, s’approprie l’histoire tourmentée de Catherine et Heathcliff pour en proposer une version très personnelle, iconoclaste, faite de sensations et d’images fulgurantes, autour des thèmes du roman : la famille, la violence, l’enfermement, le mal. La langue brûlante d’Emily Brontë devient matière poétique et sonore, en anglais et en français, tandis que les fantômes qui habitent l’histoire prennent vie à travers les corps de quatre comédien·nes. La musique, jouée en live aux ondes Martenot — instrument précurseur de l’électro —, suggère puissamment la lande battue par le vent et la pluie, autant que les émotions qui ravagent les personnages. Un voyage sans retour au cœur d’une œuvre obsédante.

REPRÉSENTATIONS

  • MA 17.03. 14H15
  • MA 17.03. 19H
  • ME 18.03. 20H

ELLES AVANT NOUS

conception, recherche, écriture Leyla-Claire Rabih et Morgane Paoli
mise en scène Leyla-Claire Rabih

THÉÂTRE DOCUMENTAIRE

 Christine et Francis nous présentent « Elles avant nous ».

 

RÉSUMÉ

Fruit d’un travail documentaire mené pendant trois années à Mayotte, le spectacle de Leyla-Claire Rabih met en lumière une parole rare, celle des femmes mahoraises, au carrefour d’identités multiples. Des récits de combat, de ténacité, de fureur de vivre, d’humour aussi, dont s’emparent trois comédiennes originaires de Mayotte et des Comores.

En 2021, la metteuse en scène et autrice Leyla-Claire Rabih se lançait dans un projet au long cours. À travers une série d’interviews et des ateliers de pratique théâtrale, elle s’est intéressée à la façon dont se définissent et s’inventent les jeunes femmes de Mayotte dans le monde d’aujourd’hui. Tiraillées entre tradition et modernité, elles font face à des questions existentielles, sur ce territoire marqué par la circulation des influences et des populations. Comment ces Françaises s’envisagent-elles comme Mahoraises, Africaines, citoyennes et femmes libres ? Comment allient-elles leur ancrage dans une culture musulmane et leur appartenance à la République et à la laïcité ? Pour raconter les rêves et les désillusions de cette nouvelle génération, trois comédiennes partagent le plateau et font résonner ces identités hybrides avec leurs propres existences. Un théâtre de la parole, sans artifices, à la fois intime et politique, qui compose un portrait riche et subtil de ce morceau de France au cœur de l’océan Indien.

REPRÉSENTATIONS

  • JE 12.03. 19H
  • VE 13.03. 20H

UNE HISTOIRE DE CINÉMA

conception et mise en scène Émilie Capliez

Christine et Francis recevaient ce matin Emilie Capliez pour nous présenter ce spectacle de théâtre musical.

RÉSUMÉ

De la pionnière Alice Guy à Georges Méliès, Émilie Capliez nous emmène à la rencontre de ces magicien·nes du XIXe siècle qui ont inventé le cinéma. Dans l’univers foisonnant d’un petit cabinet fantastique, expériences et métamorphoses racontent la genèse et l’évolution de cet art de l’illusion. Un spectacle réjouissant, à la fois ludique et pédagogique, pour toute la famille !

Figure incontournable du cinéma muet, le bonimenteur sera notre guide pour explorer ce livre d’images qui dévoile, page après page, l’histoire extraordinaire de la naissance du 7e art. Autour de lui, acteur·rices et technicien·nes glissent du noir et blanc à la couleur, du muet au parlant, tandis que des personnages s’amusent à recréer devant nous ces premières illusions. En s’inspirant de la joie et de la créativité qui fourmillent dans les archives de cette époque, Émilie Capliez, en complicité avec les six interprètes, restitue ce petit laboratoire où se jouent toute la naïveté et la beauté de ces premières expériences. Avec du papier, des costumes, quelques toiles peintes et des sources lumineuses manipulées par les interprètes, sans oublier l’indispensable piano qui met la musique au premier plan, la metteuse en scène crée une véritable machine à jouer, prête à faire briller des étoiles dans les yeux des petit·es et des grand·es spectateur·rices.

REPRÉSENTATIONS

  • MA 03.03. 19H
  • ME 04.03. 19H
  • VE 06.03. 14H15
  • VE 06.03. 19H

LA JEUNE TROUPE 2026

Ce matin, Christine et Francis recevaient la jeune troupe 2026, avec Lucile Roche, Pauline Rousseau et Matthieu Bousquet.

 

L’HÔTEL DU LIBRE-ÉCHANGE

de Georges Feydeau
mise en scène Stanislas Nordey

Christine et Francis nous présentent un spectacle que les spectateurs de la Comédie de Colmar verront cette fois à la Filature. Pour ça, ils prendront le bus pour aller à Mulhouse.

RÉSUMÉ

Vaudeville dans les règles de l’art, L’Hôtel du Libre-Échange suit les pérégrinations de deux couples d’ami·es, les Pinglet et les Paillardin, pris dans une mécanique d’adultère délirante, orchestrée par le génial Feydeau. Le metteur en scène Stanislas Nordey célèbre la folle énergie du théâtre, en réunissant une troupe de quatorze comédien·nes. Jubilatoire !

Monsieur Pinglet et Madame Paillardin ont une sexualité débordante… mais leur conjoint·e pas du tout ! Pour ces deux couples bien sous tous rapports, le quotidien ronronnant va être mis à mal par l’irrésistible irruption du désir. Fabricant d’embûches en tout genre, Feydeau invite dans la danse un ami de la famille, fraîchement débarqué de Valenciennes avec ses quatre filles tout juste sorties du couvent, ainsi qu’un jeune homme vierge et une femme de chambre peu farouche. Dans l’enchevêtrement de situations amoureuses aussi complexes qu’absurdes, toutes les règles de la logique vont voler en éclat. Vingt ans après le succès de La Puce à l’oreille, Stanislas Nordey met en scène L’Hôtel du Libre-Échange et renoue avec la fantaisie et la précision horlogère du théâtre de Feydeau. Scénographie grandiose, costumes irrévérencieux, acteur·rices follement inventif·ves, c’est un spectacle total, loin du drame bourgeois, que nous livre l’ex-directeur du TNS pour son retour en compagnie. En assumant le divertissement dans toute sa joie et son intelligence.

REPRÉSENTATIONS A la Filature

  • ME 11.02. 20H
  • JE 12.02. 19H

 

LES FEMMES SAVANTES

de Molière
mise en scène Benoît Lambert

Christine et Francis nous présentent aujourd’hui le spectacle mis en scène par le directeur du Centre Dramatique National de St-Etienne, Les Femmes Savantes, de Molière.

photo de répétition © Sonia Barcet

 

RÉSUMÉ

Autour d’un projet de mariage, deux factions irréconciliables d’une même famille se livrent une guerre de salon, portée par des alexandrins d’une clarté et d’une drôlerie redoutables. Benoît Lambert poursuit son exploration des œuvres de Molière avec cette pièce pleine de péripéties, où le savoir est au cœur des enjeux de pouvoir.

Misogyne, Molière ? Si sa pièce a longtemps été vue comme une moquerie cruelle face à l’ambition émancipatrice des femmes, le metteur en scène Benoît Lambert relève le défi d’en démontrer les nuances et les complexités. Dans un monde où les hommes ont les pleins pouvoirs, il est difficile pour Philaminte, Armande et Bélise d’être femme, fille, sœur et mère. Alors leur vie devient revendication, jusqu’à la radicalité. Elles veulent apprendre, penser et décider comme les hommes. Aveuglées par leur fanatisme, elles se laissent subjuguer par le pédant Trissotin, qui convoite Henriette, sœur d’Armande. Mais Chrysale, leur père, entend unir Henriette à l’honnête Clitandre et cherche à contrecarrer le plan des femmes. Les deux clans s’affrontent dans un jeu de massacre, où chaque personnage fait l’expérience de ses propres contradictions. Tout comme avec L’Avare, accueilli à Colmar en 2023, Benoît Lambert joue sur la distance qui sépare notre époque de celle de Molière et met en lumière ce que ce texte a à nous dire aujourd’hui, lorsqu’il fait écho à nos imaginaires contemporains.

REPRÉSENTATIONS

  • JE 05.02. 19H
  • VE 06.02. 20H
  • SA 07.02. 18H

LE SANCTUAIRE

d’après le roman de Laurine Roux
conception Émilie Wiest
mise en scène Manuel Bertrand.

Ce matin, Christine et Francis recevaient Emilie Wiest de la compagnie « On nous marche sur les fleurs » pour nous parler de son seule sur scène dont elle est à l’origine de la conception et de la réécriture du roman de Laurine Roux. A noter que Francis a collaboré également à la dramaturgie du spectacle.

RÉSUMÉ
Gemma a 13 ans, elle a grandi en pleine montagne. C’est là que ses parents ont trouvé refuge depuis que les oiseaux, à l’origine d’un mal mystérieux, ont conduit l’humanité à son extinction. Mais un matin, en poursuivant un aigle, Gemma fait une découverte qui bouleverse son rapport au monde. Une quête de vérité commence alors pour la jeune fille.

En adaptant le beau roman de Laurine Roux, Émilie Wiest fait entendre la force d’un récit organique où le lien à la nature est véritablement charnel. Cette nature préservée dans un monde post-apocalyptique, Gemma la vénère. Mais pour assurer leur survie, l’adolescente et sa famille doivent tuer tout oiseau repéré sur leur territoire : le moindre contact peut être fatal. Pourtant, un jour, en franchissant les limites du sanctuaire, Gemma assiste à une scène qui fait tout basculer : un aigle se pose sur le bras nu d’un vieil homme. Et si toute son existence n’était basée que sur le mensonge ? Et si son père, qui prétend les protéger, n’avait fait qu’ériger une prison pour les retenir, isolé·es et vulnérables, à l’écart du monde ? Pour se libérer et trouver la vérité, la jeune fille va devoir affronter ce père et remettre en question toutes ses croyances. Accompagnée de présences magiques – illusions sonores, lumières, projections d’ombres –, la comédienne nous entraîne à travers la forêt dans l’esprit de Gemma. Un chemin initiatique peuplé de rencontres, où le merveilleux croise les forces de la nature.

REPRÉSENTATIONS A la salle de spéctacles EUROPE
MA 03.02.14H30
ME 04.02.19H

LES CHRONIQUES

d’après l’œuvre d’Émile Zola
adaptation et mise en scène Éric Charon

Christine et Francis nous présentent le spectacle « Chroniques » qui se jouera  le jeudi 29 et le vendredi 30 janvier.

RÉSUMÉ
En fusionnant audacieusement deux romans d’Émile Zola, Éric Charon signe un drame social poignant, où la musique jouée en live et l’intensité des comédien·nes nous plongent dans l’univers profondément humain de l’écrivain naturaliste.

Après avoir mené l’enquête dans le quartier du Grillenbreit en 2023 avec Série noire – La Chambre bleue, adaptation d’un roman de Simenon, Éric Charon revient à Colmar avec un nouveau spectacle immersif aux airs de polar. Croisant deux opus de la monumentale saga des Rougon-Macquart d’Émile Zola – L’Assommoir et La Bête humaine –, il raconte les trajectoires fracassées d’une mère et de son fils, sur un terreau de misère, où personne n’échappe au déterminisme social. Une quinzaine de personnages, interprétés magistralement par cinq comédien·nes, remontent le fil d’un destin, celui de Jacques Lantier et de sa folie meurtrière. Dans un dispositif bifrontal, plongé au cœur du monde sombre et sensuel de Zola, le public observe à la loupe ces créatures aux fêlures héréditaires, au son de l’accordéon, des percussions ou de la clarinette. En brouillant la temporalité de l’histoire, le metteur en scène la rend universelle et invoque un regard d’aujourd’hui sur les violences faites aux femmes. S’autorisant au final ce qui n’existe pas dans l’œuvre zolienne : une note d’espoir, pour éclairer la noirceur de la condition humaine.

REPRÉSENTATIONS

  • JE 29.01. 19H
  • VE 30.01. 20H

 

 

JÉRÉMY FISHER

de Mohamed Rouabhi
mise en scène Thomas Ress

Christine et Francis nous présentent cette semaine Jérémy Fisher, le spectacle de Mohamed Rouabhi.

 

RÉSUMÉ

Jérémy Fisher est différent des autres enfants. Petit à petit, il se transforme en poisson. Comment ses parents vont-ils faire face à cette métamorphose ? Comment aider un enfant hors norme à grandir ? Thomas Ress convoque le théâtre, la musique, l’ombre et la danse pour raconter cette histoire sensible où l’amour est plus fort que tout.

Tom et Jody Fisher sont fous de joie à l’idée d’avoir bientôt un enfant. Mais dès la première échographie, des éléments étranges apparaissent : le futur bébé a les mains et les pieds palmés. Qu’importe, la naissance du petit Jérémy est un moment d’allégresse et son enfance se déroule dans le bonheur. Certes il est doté d’un physique hors du commun, il peut aussi voir dans la nuit, entendre une mouche se déplacer sur la fenêtre et surtout rester très longtemps sous l’eau. Ses particularités attisent la curiosité, d’autant que la métamorphose de Jérémy semble irréversible : il est en train de devenir un poisson. Ses parents vont alors l’accompagner de leur amour indéfectible jusqu’à son nouveau monde, l’océan, pour lui permettre de suivre son propre chemin. Le metteur en scène Thomas Ress réunit six interprètes pour donner vie à ce joli conte moderne. Dans un espace bifrontal, où la frontière entre artistes et spectateur·rices n’existe plus, les arts s’entremêlent pour restituer la poésie et la féerie de cette magnifique ode à la tolérance.

REPRÉSENTATIONS

  • ME 26.11. 19H
  • JE 27.11. 14H15

 

VIE ET MORT D’ISIDJIOM DE CINKABOURG

paroles et musique Tatum Gallinesqui
alias Jean-Christophe Folly

RÉSUMÉ
En ouverture du Festival du livre de Colmar, la Comédie accueille un homme de plume et de musique, prodigieux acteur aussi, qui se révèle ici chanteur. Jean-Christophe Folly est de retour avec un concert aux sonorités étonnantes, où le théâtre n’est jamais loin.

Vie et mort d’Isidjiom de Cinkabourg est le troisième album concept signé Tatum Gallinesqui. Derrière ce pseudonyme se cache Jean-Christophe Folly, artiste associé à la Comédie de Colmar. Comédien, auteur, metteur en scène, il s’est ainsi créé un personnage pour développer son univers musical. Dans cet album, il raconte l’histoire d’un petit bonhomme, de sa naissance à ses vieux jours, entre le Togo, Paris et la Normandie. Les chansons aux accents autobiographiques évoquent les thèmes chers à l’artiste : l’identité, l’altérité, le sentiment d’abandon, le besoin ou le refus d’appartenance – selon l’heure et l’humeur. Et la passion du foot ! Sur scène, Jean-Christophe Folly interprète les personnages, change de costumes à vue, teinte sa voix d’humour ou de mélancolie, dans un décor composé de jeux de lumière. Avec son complice Martin Lacaille à la table de mixage, il mêle électro, rumba togolaise et clins d’œil à Léo Ferré, Bob Dylan ou au groupe de rap Wu-Tang Clan. Et nous révèle une autre facette de son immense talent.

  • VE 21.11. 20H

 

EDITH BEALE AU RENO SWEENEY

d’après la pièce de Sara Stridsberg, L’Art de la chute (traduction Marianne Ségol)
adaptation et mise en scène Pierre Maillet

Dans cette émission, Pierre Maillet qui a adapté et mis en scène ce spectacle, était l’invité de Christine et Francis.

RÉSUMÉ

Inspirée de l’histoire vraie de deux Américaines excentriques vivant en marge de la société dans un gigantesque manoir délabré, la nouvelle création de Pierre Maillet nous transporte au Reno Sweeney, lieu mythique des nuits new-yorkaises des années 70. Chansons, paillettes, transformisme… bienvenue au cabaret !

En 1975, un documentaire des frères Maysles met en lumière Edith Bouvier Beale et sa fille Edith. Issues de la haute société, tante et cousine de Jackie Kennedy, les deux femmes vivent dans un manoir de vingt-huit pièces qui tombe en ruines. Leur misère extrême, elles la transforment en œuvre d’art, laissant souffler sur leurs existences un incroyable vent de liberté. Les cinéastes filment leur quotidien, un spectacle permanent, où elles chantent et dansent, s’adorent et se détestent. Les Beale mère et fille sont devenues, après la sortie du documentaire, de véritables icônes de la culture pop aux États-Unis. La pièce L’Art de la chute, de Sara Stridsberg, est une version fantasmée de leur histoire. Pierre Maillet en propose une adaptation entrecoupée de chansons et transpose le récit dans le cocon du Reno Sweeney, où Little Edith a donné un spectacle après la mort de sa mère. Le public, installé autour de guéridons, fait connaissance avec ces figures étranges et magnifiques, qui convoquent les fantômes de leur passé et se métamorphosent à vue. Du répertoire des Années folles jusqu’aux airs country, piano, guitare électrique et batterie accompagnent ce spectacle de cabaret théâtral, fascinant et follement généreux.

REPRÉSENTATIONS

  • MA 04.11. 19H
  • ME 05.11. 20H
  • JE 06.11. 19H
  • VE 07.11. 20H
  • SA 08.11. 18H

 

ALL OVER NYMPHÉAS

chorégraphie Emmanuel Eggermont
CCN • Ballet de l’Opéra national du Rhin

Ce matin Christine et Francis nous présentent le ballet chorégraphié par Emmanuel Eggermont « All over Nymphéas ».

RÉSUMÉ

Inspirée des Nymphéas de Claude Monet, la pièce de danse d’Emmanuel Eggermont prend la forme d’un jardin graphique, en perpétuelle métamorphose, où la répétition du motif devient symphonie. Après la création au Festival d’Avignon, le chorégraphe en propose une nouvelle version à la Comédie de Colmar, pour neuf danseur·euses du Ballet de l’Opéra national du Rhin.

Emmanuel Eggermont est amoureux des arts plastiques. Ses chorégraphies sont pensées comme des œuvres picturales qui façonnent un paysage, explorent un champ chromatique. Sa danse, délicate et puissante, est faite de mouvements très graphiques, se nourrissant de textures et de matières. All Over Nymphéas fait référence à la série de tableaux peints par Monet, déclinant le même motif trente années durant, passant du réalisme à l’abstraction. En s’imprégnant de ce processus créatif passionnant, le chorégraphe déploie un art total, qui réunit la précision du geste, une composition musicale sur mesure et la théâtralité d’une scénographie en mouvement. Dans un camaïeu de bleu et de vert, les danseur·euses du Ballet de l’Opéra national du Rhin apportent une force nouvelle à cette pièce créée initialement pour cinq interprètes. Autour d’elles et eux, des suspensions métalliques dessinent des reflets lumineux, comme une version conceptuelle du jardin de Monet avec son bassin miroitant. Un poème visuel envoûtant, d’une pure beauté, dédié au chorégraphe et dramaturge Raimund Hoghe.

GRANDE SALLE – DURÉE 1H15

REPRÉSENTATIONS

  • JE 13.11. 19H
  • VE 14.11. 14H30
  • VE 14.11. 20H

 

CROIRE AUX FAUVES

de Nastassja Martin
adaptation et mise en scène Laure Werckmann

Ce matin Christine et Francis nous présentaient le spectacle de Nastassja Martin.

RÉSUMÉ

En août 2015, l’anthropologue Nastassja Martin est mordue au visage par un ours dans le Kamtchatka. Dans son récit autobiographique, elle relate les étapes de sa réparation et fait face à sa propre métamorphose. En incarnant cette figure féminine qui explore et déplace ses propres limites, Laure Werckmann ouvre les portes d’une mythologie contemporaine, où l’invisible rend notre monde plus intelligible.

Spécialiste des populations arctiques, Nastassja Martin mène des recherches anthropologiques sur le peuple évène lorsqu’elle croise le chemin d’un ours sur le massif du Klioutchevskoï, aux confins de la Sibérie. L’affrontement est inégal, le baiser sanglant de l’ours arrache une partie du visage de la jeune femme, mais les deux ont la vie sauve. La frontière entre l’humain et l’animal implose à cet instant, créant un lien mystique. Le récit Croire aux fauves, paru en 2019, est autant celui d’une renaissance qu’une réflexion sur la rencontre avec l’altérité, où la construction de soi est faite aussi de ce qui est étranger. Dans la culture animiste des Évènes, Nastassja Martin est devenue mi-femme mi-ours, celle qui se tient entre les mondes. Laure Werckmann a imaginé une mise en scène qui oscille entre ces dimensions, entre rêve et réalité, et matérialise les étapes à franchir jusqu’à la métamorphose. La comédienne, impressionnante, fait de ce spectacle une plongée immersive dans l’âme de l’anthropologue. Une expérience de théâtre vertigineuse.

REPRÉSENTATIONS

  • MA 14.10.
    19H
  • ME 15.10.
    20H

 

ZUSAMMEN  – compagnie EquiNote

mise en piste Émilie Capliez

Ce matin, Christine et Francis recevaient Emilie Capliez pour nous présenter ce spectacle de cirque et théâtre équestre.

RÉSUMÉ

Pour ouvrir joyeusement la saison théâtrale, la compagnie EquiNote dresse son chapiteau à la Comédie de Colmar ! Mise en piste par Émilie Capliez, cette nouvelle création de cirque et théâtre équestre dissout la frontière entre l’humain et l’animal. Une quête d’harmonie entre sept chevaux, six artistes et deux chiens.

Sur la piste, les restes d’un banquet témoignent d’un lendemain de fête. C’est le petit matin, la journée de travail commence pour une troupe de circassien·nes et leurs animaux. Le public ne s’est pourtant pas trompé d’horaire, c’est bien le quotidien de ces artistes et leurs préparatifs du grand soir qu’on l’invite à découvrir. En mettant en scène l’envers des paillettes, Émilie Capliez ouvre une porte insolite sur l’univers du cirque et nous offre d’explorer l’intimité d’un travail d’équipe où humains et animaux créent ensemble. Entraînements, soins aux chevaux, gammes musicales, tout le labeur invisible, les doutes et les efforts deviennent ici spectacle. Les surprises jaillissent, tandis que s’enchaînent acrobaties, voltige, mât chinois. Créateur d’égal à égal avec l’humain, c’est l’animal qui inspire les scènes, par son caractère, son langage singulier. Ici une chorégraphie naît d’un moment de jeu avec les chiens, là un morceau de musique trouve son origine dans le souffle d’un cheval au galop. Quand arrive le grand soir, la magie est prête à opérer, l’atmosphère se fait onirique… et le public est plus que jamais invité à la fête !

REPRÉSENTATIONS

  • JE 02.10.
    19H
  • VE 03.10.
    20H
  • SA 04.10.
    18H
  • DI 05.10.
    15H
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